Monday 14 Oct 2019


Nathalie Kosciusko-Morizet « Ce voyage en Israël a été très inspirant »


Actu J du 29/8/2013 – Caroll Azoulay

 

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la Mairie de Paris s’est rendue du 30 juillet au 1er août en Israël dans le cadre de ses « voyages d’étude dans les villes du monde ». Entretien.

 

AJ : Après les Etats-Unis et l’Angleterre, vous avez décidé de visiter Israël cet été. Pourquoi ?

Nathalie Kosciusko-Morizet : Il existe en Israël un écosystème de création de start-up absolument formidable. Il s’agis­sait donc d’un voyage très centré sur les technologies. Je suis venue avec deux questions précises en tête : que peut-on tirer comme enseignemenl pour dévelop­per nos start-up à Paris, ensuite, est-ce qu’il n’y aurait pas dans ces start-up israé­liennes des petites merveilles qui pour­raient nous aider à résoudre des problè­mes que l’on rencontre dans la capitale.

AJ. : Par exemple ?

NKM : J’ai rencontré les dirigeants de Parko. une start-up qui pourrait bien être le prochain Wase, mais dans le domaine de la recherche de places de stationnement. Ils ont mis au point un système qui permet de repérer, grâce à voire Smartphone, votre position et les places qui sont sur le point de se libé­rer. C’est un échange d’information organisé vraiment très intéressant. J’ai également rencontré les responsables de la start-up Silentium, qui a imaginé un procédé pour éliminer la pollution sonore et créer des zones de silence.

AJ. : Concrètement, des projets communs vont-ils se mettre en place suite à cette visite ?

NKM : Nous en sommes au stade de la prise de contact, mais je sais aussi suivre attentivement certains développements, comme ceux de la société SkyTran qui compte dans les prochains mois mettre en place à Tel-Aviv un projet pilote de trans­port sur des rails en lévitation magnétique et en altitude afin de désengorger le trafic. Si ce projet est validé, il serait extrêmement intéressant de s’en inspirer pour les auto­routes qui mènent à Paris ou pour le péri­phérique sur lesquels la circulation est si difficile aux heures de pointe. On ne peut prétendre avoir toutes les bonnes idées seuls. Les bonnes idées naissent des ren­contres, du dialogue et du contact. Et à ce titre, ce voyage en Israël a été très inspirant.

AJ. : Ce voyage était-il aussi un moyen de faire campagne auprès des touris­tes français en vacances en Israël ?

NKM : Oui. Je me suis notamment ren­due à Netanya où j’ai rencontré beau­coup de Parisiens avec qui nous avons partagé un moment très agréable el chaleureux. Chaque Parisien et chaque Parisienne compte. Et la communauté juive a les mêmes préoccupations que tout le monde avec des spécificités et des centres d’intérêt particuliers.

AJ. : Les Parisiens en vacances à Netanya vous ont-ils fait part de ces spécificités ?

NKM : Nous avons surtout beaucoup parié du conflit israélo-palestinien, puisque la relance du processus de paix était au coeur de l’ac­tualité cet été. Les discussions que j’ai pu avoir à cet égard faisaient intervenir des émotions mélan­gées : L’espérance et en même temps le scepti­cisme. Naturellement, je préfère retenir l’espérance.

AJ. : La sécurité dans les lieux de culte et dans certains quartiers sensibles de la capitale figure-t-elle dans votre programme ?

NKM : Bien sûr, c’est un enjeu important. On sait que la communauté juive a des inquiétudes fortes sur ce sujet qui nécessitent une vigilance accrue.

AJ. : Nicolas Sarkozy vous donne-t-il des conseils pour votre campagne ?

NKM : Je vois de temps en temps N. Sarkozy. Il s’intéresse naturellement beaucoup à tout ce qui se passe dans la politique nationale et donc aussi à Paris. Quand j’étais porte-parole de N. Sarkozy, je veillais déjà à ne pas le faire parler au-delà de ce qu’il voulait. Il a aujourd’hui choisi d’être en réserve de la politique française et je respecte cette réserve.

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