Thursday 02 Apr 2020


Réforme majeure en vue pour le secteur bancaire israélien


Deux grandes banques se partagent près de 70% du marché en Israël.

Le futur ministre des Finances veut favoriser l’entrée de nouveaux acteurs.

Après avoir réussi à restructurer le marché des télécoms israéliens voilà trois ans, un « big bang » qui a permis au consommateur de diviser par deux à trois sa facture de mobile, Moshé Kahlon parviendra-t-il à réformer le secteur bancaire ? Une chose est sûre : l’homme à qui le Premier ministre Benyamin Netanyahu a promis le portefeuille des Finances, au lendemain des législatives du 17 mars, se fait un point d’honneur à s’attaquer au coût de la vie, en renforçant la concurrence entre les banques.

Dans un pays où deux grandes banques, Hapoalim et Leumi, se partagent près de 70% du marché, Moshé Kahlon, leader du nouveau parti centriste Koulanou, n’est pas le premier à vouloir s’attaquer à ce quasi duopole. En 2006, Israël avait mis en place une importante réforme du marché des capitaux, connue sous le nom de « réforme Bachar », obligeant les banques à vendre les avoirs qu’elles détenaient dans des fonds communs de placement et de prévoyance, pour réduire la concentration du secteur.

Cinq ans plus tard, dans la foulée du mouvement de contestation sociale contre la vie chère, une commission interministérielle a été chargée de formuler des recommandations visant à accroître la concurrence et à simplifier les produits bancaires. Mais les frais bancaires, jugés excessifs, ont à peine diminué.

Nathalie Hamou / Correspondante à Tel-Aviv | Le 31/03 à 06:00

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